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Pakistan contre l’Afghanistan : bombardements, la ligne Durand et le retour à une « guerre ouverte ».

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il y a 3 mois6 min de lecture

Pakistan contre l’Afghanistan : bombardements, la ligne Durand et le retour à une « guerre ouverte ».

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Raids nocturnes sur Kaboul et Kandahar

Dans sa émission spéciale, CzechCloud décrit l’escalade violente entre le Pakistan et l’Afghanistan qui a eu lieu dans la nuit du jeudi au vendredi.

Selon les informations disponibles :

  • L’armée de l’air pakistanaise a lancé des frappes aériennes sur des cibles à Kaboul, Kandahar et dans la province de Paktika.
  • Des quartiers généraux, des dépôts de munitions et d’autres positions clés des talibans afghans ont été ciblés.
  • Le Pakistan décrit cette opération comme une riposte aux attaques transfrontalières et au soutien du régime afghan aux talibans pakistanais (TTP).

Les sites d’information (par exemple, CT24, CNN Prima NEWS, Seznam Zpravy) rapportent systématiquement que :

  • Le Pakistan fait état de frappes contre des « militants » et des cibles militaires.
  • Le camp afghan parle d’un nombre élevé de victimes civiles, dont des femmes et des enfants.
  • Les chiffres des victimes varient considérablement et une vérification indépendante est pratiquement impossible à ce stade.

CzechCloud et ses invités soulignent qu’il s’agit d’un problème classique dans ce type de conflits : les deux camps lancent immédiatement leur propre campagne de propagande et les chiffres sont donc forcément suspects.

Des attentats terroristes à une « guerre ouverte »

Selon le résumé présenté dans l’émission et selon des sources étrangères, l’escalade actuelle se déroule comme suit :

  • Le Pakistan accuse depuis longtemps les talibans afghans de tolérer ou de soutenir une branche pakistanaise des talibans (TTP) sur son territoire, qui attaque les forces de sécurité pakistanaises.
  • Une série d’attentats terroristes au Pakistan a été suivie de frappes aériennes pakistanaises sur des « points de sécurité » et des postes talibans en Afghanistan.
  • Les talibans afghans ont réagi en lançant des attaques sur des postes frontaliers et ont annoncé le lancement d’une offensive majeure contre le Pakistan le long de la frontière contestée.
  • Le Pakistan a ensuite intensifié les frappes aériennes et les bombardements.

Selon des articles de CT24 et de Seznam News, le ministre de la Défense pakistanais, Khawaja Asif, a déclaré :

  • Le Pakistan « a épuisé sa patience ».
  • Le pays est en « guerre ouverte » avec les talibans afghans.

Dans l’émission, il est dit que de telles déclarations font également partie d’un jeu politique et de propagande : une démonstration de force à l’égard de sa propre population et une intimidation de l’adversaire. Il s’agit toutefois d’un changement significatif de rhétorique : ils parlent déjà directement d’une guerre entre deux États.

La ligne Durand : 2 600 kilomètres de frontière contestée

CzechCloud et ses invités s’arrêtent sur le concept de la ligne Durand, qui est au cœur des affrontements actuels.

Faits essentiels :

  • Il s’agit d’une frontière d’environ 2 600 km entre l’Afghanistan et le Pakistan.
  • Elle a été établie pendant la période coloniale britannique en tant que frontière entre ce qui était alors les Indes britanniques et l’Afghanistan.
  • Le Pakistan la reconnaît comme sa frontière officielle.
  • L’Afghanistan ne l’a pas reconnue depuis longtemps et considère qu’une partie du territoire lui appartient.

L’émission indique :

  • Pratiquement toute la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan est aujourd’hui délimitée par cette ligne.
  • La contestation de la frontière est également liée à la division historique des territoires pachtounes et à la politique coloniale britannique.
  • Les commentateurs ont souligné, avec une certaine exagération, qu’il s’agit d’« une autre guerre qui est de la faute des Britanniques », en référence à l’héritage du tracé des frontières coloniales.

Aujourd’hui, la ligne Durand n’est pas seulement un point géographique, mais aussi un point politique et symbolique de conflit. C’est le long de cette ligne que se déroulent les affrontements terrestres et les frappes sur les postes frontaliers.

Propagande et chiffres contradictoires des victimes

L’un des principaux thèmes que CzechCloud et ses invités mettent en évidence est l’**énorme divergence des chiffres des victimes **:

  • Les sources pakistanaises font état de dizaines, voire de centaines de combattants talibans tués, en soulignant qu’ils ciblent exclusivement des militants et des cibles militaires.
  • Le ministère de la Défense des talibans afghans affirme, quant à lui, que les frappes pakistanaises tuent principalement des civils et qu’une minorité seulement sont des soldats.
  • Les chiffres précis varient considérablement et il n’est pas possible de les vérifier dans le contexte de la propagande en première ligne et de l’accès limité des journalistes sur le terrain.

Selon CNN Prima NEWS et d’autres médias :

  • Dans certains cas, on parle de dizaines de victimes civiles, dont des femmes et des enfants.
  • Le Pakistan souligne que le régime afghan n’en fait pas assez pour lutter contre les groupes terroristes et affirme qu’il n’a pas d’autre choix que d’intervenir sur son territoire.

L’émission exprime une note sceptique :

  • « Il s’agit toujours de propagande des deux côtés. »
  • Les pertes réelles sont probablement plus importantes du côté afghan, car le Pakistan utilise l’aviation et l’artillerie lourde, tandis que les talibans afghans s’appuient principalement sur des tactiques de guérilla.

Asymétrie des forces : armée du Pakistan contre talibans

CzechCloud discute également avec ses invités de la question simple : **qui a le dessus sur le plan militaire ?

La conclusion est claire :

  • Le Pakistan dispose d’une armée bien plus importante qui se prépare depuis des décennies à un éventuel conflit avec l’Inde.
  • Il dispose de :
    • une armée de l’air moderne,
    • de l’artillerie lourde,
    • d’une importante armée de terre,
    • et d’un arsenal nucléaire (en relation avec l’Inde).
  • Les talibans afghans disposent principalement d’unités légèrement armées, qui s’appuient sur le démembrement, la connaissance du terrain et des structures dispersées.

Dans l’émission, on établit un parallèle avec le concours « David contre Goliath », ce qui implique que « Goliath » (le Pakistan) est équipé pour une guerre conventionnelle avec une grande puissance régionale (l’Inde), tandis que les talibans opèrent comme une insurrection typique.

Dans le même temps, la leçon historique, qui est répétée dans la vidéo, reste valable :

  • Les Britanniques, l’Union soviétique et les États-Unis ont tous « fait leurs preuves » sur le territoire afghan.
  • L’occupation à long terme et la « libération » du territoire des insurgés sont extrêmement difficiles et ne réussissent généralement pas.

Les invités remettent donc en question le réalisme des objectifs si le Pakistan voulait réellement « éradiquer les talibans » ou même occuper une plus grande partie de l’Afghanistan.

Avenir incertain : objectifs opérationnels et implications plus larges

Selon les déclarations citées, les dirigeants pakistanais affirment qu’ils poursuivront les opérations « jusqu’à ce que l’objectif souhaité soit atteint ». Cependant, ce qu’ils entendent exactement par là n’est pas clairement défini.

Les interprétations possibles discutées dans l’émission :

  • Forcer les talibans afghans à :
    • Réduire ou mettre fin au soutien apporté à la branche pakistanaise des talibans (TTP),
    • accepter certaines dispositions de sécurité le long de la ligne Durand.
  • Démontrer aux populations locales que l’armée réagit activement aux attaques et protège la frontière.

CzechCloud et ses invités sont prudents dans leurs estimations :

  • Ils supposent que les deux camps se « battent un peu » pendant un certain temps, comme le dit l’émission, avant de pouvoir entamer des négociations.
  • Ils mettent également en garde contre le fait que les talibans afghans pourraient utiliser le conflit pour maintenir leur propre légitimité : un mouvement de guerre sans ennemi perd une partie de son sens interne.

Pour l’instant, il n’y a pas de déclarations claires de l’Inde, que le Pakistan mentionne dans sa rhétorique (l’Afghanistan est décrit comme « le bras prolongé de l’Inde »). Les invités comparent cela à une rhétorique dans laquelle le Pakistan présente pratiquement tout adversaire comme un instrument de l’Inde.

Résumé final

Dans une émission spéciale, CzechCloud retrace le début d’une nouvelle phase ouverte dans le conflit latent entre le Pakistan et l’Afghanistan :

  • Le Pakistan lance des frappes aériennes et terrestres en profondeur sur le territoire afghan, notamment à Kaboul et à Kandahar.
  • Les talibans afghans réagissent en lançant des attaques transfrontalières et en déclarant une offensive le long de la ligne Durand.
  • Les deux camps font état de lourdes pertes chez l’ennemi, mais les chiffres sont invérifiables et clairement influencés par la propagande.
  • Le Pakistan dispose d’une supériorité militaire claire, mais l’expérience du passé montre que « gagner » en Afghanistan est très différent de gagner quelques batailles.

La manière dont le conflit évoluera reste incertaine. Tout ce qui est certain, c’est qu’une nouvelle guerre sur la fragile frontière entre deux puissances nucléaires (Pakistan-Inde) et un Afghanistan instable apporte une nouvelle vague d’instabilité.

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